Sensibilisation aux économies et à la qualité de l’eau

Sensibilisation aux économies d’eau et à la qualité de l’eau
au collège François Villon, Saint-Gély-du-Fesc
D’avril à mai, plusieurs membres de l’association Mayane, soutenue par le SYBLE, sont venus
animer des ateliers dans le cadre d’un Enseignement Pratique Interdisciplinaire organisé par les
enseignants de Sciences de la Vie de la Terre, de physique-chimie, de mathématiques, d’EPS et de
géographie.
Au cours de la première demi-journée, les élèves ont étudié les différentes méthodes de
prélèvement de l’eau depuis les Romains à nos jours afin de saisir l’origine de ce liquide vital qui
constitue environ 65% du corps humain : puits, construction d’aqueducs (de la source à son lieu de
consommation), prélèvements dans les nappes phréatiques par des pompes… La nature des roches et
leurs propriétés perméables/imperméables sont étudiées afin de comprendre comment l’eau
s’infiltre dans le sol ou ruisselle à sa surface. Une expérience menée à partir de graviers, de sable, de
terre et de béton permet d’observer la perméabilité des roches et l’imperméabilité du béton (facteur
aggravant, comme le bitume, du risque inondation).

 

Ensuite, à partir d’une maquette, d’un schéma du relief local, des Cévennes à la mer
Méditerranée, et d’une expérience à partir d’une craie immergée dans du jus de citron pour observer
la dissolution du calcaire, les animateurs ont rappelé le cycle de l’eau (évaporation, condensation,
précipitation), présenté l’infiltration de l’eau dans les sols karstiques et souligné la présence de
calcaire dissout dans l’eau du robinet.
Enfin, les élèves étudient le trajet de l’eau prélevée par les stations de pompage, des stations
de potabilisation jusqu’aux robinets des foyers, des égouts aux stations d’épuration où les eaux usées
sont traitées et rejetées dans les fleuves ou les mers.
Un deuxième atelier a présenté les éco-gestes, les comportements permettant d’économiser
l’eau, en particulier en période de sécheresse lorsque cette ressource se raréfie : recouvrir la piscine
la nuit pour éviter l’évaporation, nettoyer sa voiture dans les stations recyclant l’eau, préférer des
douches aux bains, utiliser un mitigeur ou un stop douche, une chasse d’eau équipée d’une double
chasse, équiper les robinets de mousseurs, arroser le matin très tôt l’été ou planter des espèces
adaptées au climat (plantes grasses, cistes, lavande, thym, olivier, micocoulier, vignes, figues…). Il est
rappelé qu’on peut éviter d’entretenir des pelouses l’été, mais aussi de cultiver le maïs, le riz… très
gourmands en eau. Pour finir, un jeu de rôle permet aux élèves de les placer dans des situations de
pénurie dans lesquelles ils exercent des responsabilités (préfet, maire…) ou des métiers (pompier…).
Ils sont alors amenés à prendre des décisions et à prendre connaissance des réglementations en
vigueur (arrêté sécheresse).


La deuxième demi-journée est dédiée à la recherche des repères de crue dans le centre de
Saint-Gély-du-Fesc, en particulier le long de la Frégère, affluent du Pezouillet, ainsi que sur le
fonctionnement des cours d’eau (de l’étiage à la crue), leur débit...
La troisième demi-journée s’organise autour de la découverte de sites internet comme celui
de Météo France, afin de faire découvrir aux élèves comment on peut acquérir des informations sur
les niveaux de « vigilance météo ». Un deuxième atelier permet de reconstituer grâce à une
maquette une inondation, les enjeux de la prévention, des aménagements (zone d’expansion des
crues et déversoirs) et particulièrement des interdictions de construire des bâtiments administratifs,
commerciaux ou des lotissements pavillonnaires dans les lits majeur et mineur des cours d’eau